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« Un cauchemar » : pourquoi la presse anglaise est sous le choc après le sacre du XV de France

Après un Crunch incroyable (48-46), le XV de France a reçu les félicitations de la presse britannique, sous le choc des plot-twists de ce 6 Nations 2026.

Erwan Harzic 15/03/2026 à 10h21
Après un Crunch incroyable (48-46), le XV de France a reçu les félicitations de la presse britannique, sous le choc des plot-twists de ce 6 Nations 2026.
Après un Crunch incroyable (48-46), le XV de France a reçu les félicitations de la presse britannique, sous le choc des plot-twists de ce 6 Nations 2026.

Décidément, le scénario de ce Tournoi des 6 Nations 2026 a été rempli de suspens, jusqu’à la toute dernière seconde. Cette année, la plus prestigieuse compétition du Vieux Continent a engendré des matchs imprévisibles aux issues inattendues. Ce samedi 14 mars, au Stade de France, le XV de France a notamment été submergé par une Angleterre irrésistible, mais a réussi à crucifier son plus grand rival pour les 120 ans du Crunch (48-46). Sur cette toute dernière journée de championnat, les Bleus ont réussi à obtenir un doublé retentissant, le premier depuis 2006-2007.

Après cette affiche impressionnante à Saint-Denis, la presse étrangère et notamment britannique a dressé un portrait glorieux de cette édition 2026 et de son ultime représentation. Bien que le XV de la Rose ait connu une issue cruelle, la majorité des commentaires et des articles saluent un sacre mérité pour le XV de France. Cependant, l’attention se porte surtout sur le caractère spectaculaire de ce Tournoi des 6 Nations, qui a tenu en haleine les observateurs de son coup d’envoi à son bouquet final.

« Irrespirable » : le XV de France signe un doublé mémorable au terme d'un Crunch chaotique

Un match hors du temps

Par exemple, The Telegraph explique que “rien ne peut rivaliser avec la magnificence sportive du Tournoi des Six Nations”. Pour le journal anglais, le Crunch a été l’ultime expression d’une compétition absolument hors norme : “La rivalité anglo-française s'est rarement fait ressentir de manière aussi enivrante : le génie gaulois et la fureur anglaise se sont débridés et combinés pour offrir sans doute le match international le plus follement spectaculaire que l'hémisphère nord ait jamais connu.

Par ailleurs, les journalistes anglais se sont montrés conquis au sujet de l’attention portée par les Français autour du 120ᵉ anniversaire du Crunch.Comme il se doit, le match a été précédé de ce qui fut sans doute le spectacle d’avant-match le plus somptueux jamais orchestré”, indique The Telegraph. De son côté, le Daily Mail met en lumière la rivalité millénaire qui existe entre les deux nations : “Deux chevaux blancs galopaient autour du terrain avant le coup d'envoi. Ils étaient flanqués de soldats français et anglais, avec leurs uniformes ensanglantés et leurs tambours enflammés, illustrant de façon saisissante l'histoire de la Guerre de Cent Ans.

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Un XV de France titré, mais contrasté

Après 80 minutes enflammées, la presse britannique a tiré un bilan glorieux pour les Bleus. Par exemple, Rugbypass marque un peu de retenue au sujet des avants du XV de France, dont Dorian Aldegheri dont “l’utilité est parfois difficile à cerner” dans le jeu courant. Cependant, le pure player se réjouit des démonstrations techniques de Matthieu Jalibert et Louis Bielle-Biarrey. Les Girondins récoltent la meilleure note (9/10), alors que l’ouvreur est qualifié de “sensationnel” et que l’ailier était “un véritable cauchemar qui a terrorisé les Anglais.

La BBC, elle, salue le “final du plus grand Tournoi des 6 Nations de l'histoire”. Pour la radio britannique “la compétition de cette année a tenu toutes ses promesses du premier au dernier tour, chaque nation ayant sa propre histoire”. Pour le scénario des Français, les dernières de ce dernier se sont écrites à travers le pied de son arrière : “Un Thomas Ramos imperturbable n'a jamais semblé faire défaut à ses coéquipiers, mais le match avait déjà tenu toutes ses promesses avant même la fin cinématographique.

En Irlande, le ton est un peu plus amer. Si le XV du Trèfle se pensait victorieux jusqu’à l’ultime pénalité, l’Irish Times contraste le sacre des Bleus : “La France a remporté le titre malgré 14 essais et 96 points encaissés lors de ses deux derniers matchs.[...] Finalement, ils sont champions, mais leur victoire a été laborieuse.

Par ailleurs, le quotidien de l’Éire prend la défaite de sa sélection (36-14), en début de compétition, comme un faire-valoir de la légitimité du XV de France : “La France mettra en avant sa victoire contre l'Irlande, en ouverture, comme preuve qu'elle méritait d'être championne. […] L'Irlande, quant à elle, n'a cessé de progresser, a développé un effectif riche et talentueux, a su créer un lien fort avec ses supporters et dispose désormais des bases nécessaires pour aborder l'avenir avec optimisme.

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L’Angleterre attend plus de sa sélection

Enfin, le Daily Mail argue que cette rencontre a redonné un petit peu de crédit au sélectionneur anglais Steve Borthwick. La rencontre spectaculaire de ses joueurs se jouait sous le joug de la presse britannique. Selon le tabloïd, il était scruté par les journalistes d’outre-Manche prêts “à voir si l'entraîneur-chef allait se planter lamentablement en direct”. Par ailleurs, l’euphorie de ce scénario hallucinant ne laisse que du sursis à un XV de la Rose malade : “Ce match est déjà entré dans la légende, la France ayant décroché le titre, mais dans ce sport, ce sont les résultats qui comptent, et l'Angleterre doit rapidement redresser la barre.

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Pianto
Pianto

Toutes les équipes de ce tournoi ont des forces et des faiblesses.
Nous avons eu plus de forces que les autres.
Ce qui ne doit pas masquer nos faiblesses.


Je crois surtout qu'on se voyait trop beau.


Nous ne dominons pas en puissance, c'est un fait.
Comme Toulouse domine sur ce plan là, on s'imagine qu'en prenant une majorité de joueurs du stade, on va faire pareil mais les autres nations n'ont pas autant de concentration des meilleurs joueurs dans une seule équipe (sauf peut-être l'Irlande avec le Leinster) du coup leur équipe nationale est bien plus forte que leur meilleur club... et que Toulouse. Et c'est ça, qu'on n'arrive pas à se mettre dans le crâne.


Certains pensent encore qu'on est les plus forts mais que nous n'avons pas dominé les autres à cause de Galthié.
Je trouve ça lunaire.


Certes, Galthié a une communication insupportable, il fait des choix qui sont parfois mauvais, mais dans les succès, comme dans les défaites, la reponsabilité, c'est 50% staff, 50% joueurs.
On peut se leurer en imaginant que nous sommes les plus forts mais que notre staff nous met sur la mauvaise voie. Je crois surtout qu'on n'a pas beaucoup de marge et que les autres aussi ont des forces et peuvent nous dépasser. Pour contrecarrer ça, le staff fait des choix et certains de ces choix sont mauvais, comme les joueurs, ils font des erreurs. Pas plus que les joueurs.


pascalbulroland
pascalbulroland

La grande "faiblesse" de FG, c'est son coaching du banc, voir son choix du banc
Après, il doit faire face à l'absence de joueur(s) à des postes important
Le poste du pilier droit étant le plus inquiétant, mais qui derrière Gros aussi
En 8 nous n'avons pas pléthore de joueurs non plus
Au centre, on a vu beaucoup de joueurs, mais il nous faut un capitaine de défense sans Fickou
Et si demain, LBB se fait les croisés, on fait comment ?
Le Figaro dit qu'Edwards est mis de côté à Marcoussis, qui peut prendre sa place et installer une défense qui tient la route ?
En fait, on gagne un tournoi et c'est très bien, mais comme beaucoup, on est pas plus avancé sur la qualité de notre jeu
Cet été, on va affronter des Black qui vont nous imposer un rythme supérieur au tournoi, et nous n'aurons pas les même joueurs
Qu'apprendrons nous de ces rencontres d'été ?
Pas grand chose j'en ai peur


dusqual
dusqual

je continue de penser que les choix du staff ont souvent été pénalisant pour l'équipe.
désolé, mais si j'entends que les joueurs comme le staff peuvent faire des erreurs, y a un moment les décisions, c'est avant tout une personne qui les prend.
et de ces décisions, les autres oeuvrent que ce soit dans l'ombre ou dans la lumière pour les mettre en pratique, leur donner forme. eux aussi auront à prendre des décisions notamment les joueurs sur le terrain. mais celles en amont ont déjà défini dans quel contexte ils auront à oeuvrer, quelles seront les forces et les faiblesses.


je pense aussi que la marge est pas si grande, mais je pense surtout que des mecs savent la réduire que ce soit dans les staff ou dans le terrain.
l'équipe d'italie a pas spécialement changé par rapport à avant quesada, par contre elle fonctionne plutôt mieux depuis qu'il est là.
de la même manière, les choix de galthié ont fait qu'une équipe, dotée de joueurs exceptionnels et d'un réservoir inégalé ont longtemps été à portée d'équipe plus modestes. et je pense sincèrement que sa croyance en les chiffres l'a beaucoup handicapé dans l'approche sportive.


alors j'ai envie de dire tout de même pour sa défense que galthié a été moins buté que d'habitude. il a fait des choix qui ne m'ont pas forcément plus, mais il a ouvert des portes plus que jamais sur ce tournoi. c'est une prise de risque à laquelle il nous avait pas habitués et qui démontre qu'il peut faire mieux que ce qu'il à fait ces 5 dernières années.


donc au delà de tout ce en quoi il peut encore progresser, il y a déjà une bascule psychologique qui s'est opérée, et qui, j'ai envie de le dire, peut être le début de quelque chose de très positif.
et c'est ce que je retiendrai parce que j'ai envie de croire en cette génération, en 2027.


pascalbulroland
pascalbulroland

Lire la véxation Irlandaise , surtout dans l'Irish Time, me convient à ravir
Toujours aussi hautain et parlant de profondeur de banc alors qu'il a suffi de virer Pendergast pour les voir meilleurs
Ils ont la seconde place amer, et j'aime ça


👍 3
Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)
Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)

Oui, les Irlandais ne manquent pas d'Eire.


👍 2
JFMA
JFMA

👏👏👏


potemkine09
potemkine09

Sur ce Six Nations, et pour se regarder un peu moins le nombril:



  • L'Italie qui devient un adversaire sérieux pour toutes les équipes, et qui fait là son meilleur résultat en terminant 4ème

  • Un Pays de Galles en train de renaître, enfin!

  • Une Irlande qui avec Crowley a trouvé un ouvreur qui n'est pas en carton comme Prendergast

  • Une Angleterre à terre, mais qui sur ce dernier match trouve peut-être enfin la voie vers le renouveau

  • Une Ecosse enthousiasmante à voir jouer, qui peut battre n'importe qui, mais qui n'a pas de réserve suffisante pour remporter tous ses matchs.


Un Tournoi enthousiasmant, qui se termine dans l'euphorie pour nous et où le palpitant et les nerfs ont souffert, où toutes les équipes ont a la fois brillé et sombré, un tournoi où les surprises ont été nombreuses, et où le suspens a été total. Pour moi, c'est la meilleure compétition internationale du monde.


❤️ 3
Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)
Aurélien Boucherie (Amis à Laporte)

Sans aucun doute !


dusqual
dusqual

oui, le tournoi, c'est à part.
c'est sûr la cdm, on a envie de la gagner, d'autant plus qu'on l'a jamais eue.
mais le tournoi a un charme que n'auront jamais ces compétitions crées au nom du pognon, pardon du professionalisme...


👍 2
Ronnie
Ronnie

No scrum, win anyway.


👍 3
🤣 1