Il reste encore deux échéances sur ce Tournoi des 6 Nations 2026. Les deux premières semaines de mars vont permettre de départager les sélections engagées, alors que certains favoris se distinguent franchement. Avec la désillusion des dernières performances anglaises, le XV de France apparaît comme la sélection la plus avancée vers le titre suprême, même si une défaite à Murrayfield, le 7 mars prochain, pourrait tout changer.
Après les trois premières rencontres, plusieurs observateurs placent le XV de France au-dessus des autres nations européennes. Au-delà même de la notion de favori au titre, certains médias affirment que le rugby joué par les Bleus sur ce début d’année 2026 est l’un des plus performants au monde. Cette supériorité se retrouve dans quelques papiers de la presse étrangère.
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Par exemple, Rugbypass souligne la qualité du rugby pratiqué par le XV de France, à l’hiver 2026. Le média anglophone met en avant la révolution opérée par les Bleus et le staff, sur les derniers mois. “Après avoir vu ses joueurs se faire lentement battre à plate couture par 14 Sud-Africains en novembre, le sélectionneur français Fabien Galthié a courageusement décidé de s'éloigner du jeu statique qui peut décider des titres du Tournoi des Six Nations, pour se tourner vers un jeu plus complet qui peut permettre de remporter des Coupes du monde. Si vous voulez être le meilleur, vous devez trouver un jeu qui peut battre les meilleurs”, indique le journaliste gallois Nick Bishop.
Dans la suite de son papier, le Britannique continue de vanter les mérites des décisions du sélectionneur tricolore : “Les statistiques brutes, après trois journées du Tournoi des Six Nations, attestent de l'efficacité des décisions clés prises par Galthié.” De plus, il évoque les volontés de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande de changer certaines règles, dans un avenir proche, pour fluidifier le jeu courant et éviter les phases statiques. Il tient les propos suivants : “L’ironie ultime de la volonté [des Australiens et Néo-Zélandais] d’aller plus vite et de réduire les temps morts est que le XV de France et les Springboks sont en avance dans ces secteurs.”
XV de France. Cette « richesse immense » qui devient le pire cauchemar de Fabien GalthiéLa presse d’outre-Manche est conquise
Après la victoire contre l’Italie, la BBC considérait que “tout autre résultat qu'un Grand Chelem serait désormais considéré comme un échec pour cette formidable équipe française.” Autant dire que de l’autre côté de la Manche, les amateurs de rugby ont une sympathie inattendue pour Antoine Dupont et ses coéquipiers.
Quelques jours avant, la célèbre radio britannique se demandait : “Qui pourra arrêter la France, grande favorite du Tournoi des 6 Nations ?” Après sa large victoire à Cardiff (12-54), le média confiait que “la déclaration de Fabien Galthié selon laquelle la France a ‘raisonnablement bien joué’ contre le pays de Galles devrait suffire à semer la peur en Italie, en Écosse et en Angleterre.” Après une victoire contre les Transalpins (33-8), la formation du coq cherche à récolter le XV du chardon et de la Rose.
De son côté, le journal anglais Rugby Paper qualifiait le XV de France de “dominant”, sur les trois premières semaines de compétition. Il affirme que souligner les quelques difficultés observées contre l’Italie “revient à chercher la petite bête”. Dans ce papier, le journaliste met en avant la capacité des Bleus “à parfaitement contrôler leur défense”. Le week-end prochain, Fabien Galthié et ses hommes iront “à Murrayfield avec l'intention de remporter le Tournoi”, selon l’avis du média britannique.
Titre réputé de la presse d’outre-Manche, The Telegraph ne manque pas de compliment pour le XV de France. “Les perturbations sont minimes. Quand elle le veut, la France joue avec une fluidité et une férocité qui font pâlir d'envie la plupart des équipes mondiales”, indiquait le journal après la victoire contre les Italiens. Absolument, le rugby français, qui aime tant croire qu’il est détesté de tous, est bel et bien devenu la coqueluche des observateurs britanniques.
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"... un Grand chelem ou un echec"
Très fort ces Anglais pour nous mettre la pression par résultat interposé 🤣🤣🤣
Nan mais j'te jure...
C'est bien rappelé dans la presse. Il y a 4 mois, l'Afrique du Sud à 14 gagnait tranquilement au Stade de France.
Le match contre l'Italie a montré que la stratégie à 3 têtes, ne fonctionne plus quand y'en a plus que 2.
Ne nous emballons pas.
C'est marrant, La Palisse n'aurait pas dit mieux!"La stratégie à 3 têtes ne fonctionne plus quand il n'y en a plus que 2" Beh non, c'est drôle çà!?
Ce que je veux dire c'est: ne nous emballons pas.
Cette stratégie alléchante (pour les yeux) et efficace (pour la gagne, même contre les sud-af?) est tributaire de la présence des trois têtes. Le match contre l'Italie a montré qu'en l'absence d'une tête, on retombe dans le laborieux.
Ce n'est pas trois joueurs qui font le jeu (donc trois fois plus de chance d'efficacité), c'est un trio (donc trois fois plus de chance d'inefficacité).
Ben si, je regrette de te contredire, mais c'est bien trois joueurs qui font le jeu (ou du moins qui l'animent) et j'en veux pour seule preuve que si tu en enlèves un, tu n'as plus du tout la même animation! Ce n'est pas un trio puisqu'ils sont interchangeables entre eux, c'est bien un jeu à plusieurs,(faudrait pas oublier les autres, hein?) qui permet de créer des cellules différentes qui sont plus difficiles à lire par la défense adverse et qui sont, justement, bougrement efficaces! Contre l'Italie, c'était pas laborieux, c'était différent parce qu'à deux on retombe dans des schémas plus classiques et comme on était défaillant sur une partie de la conquête (mêlée) il a fallu changer le fusil d'épaule, faire preuve de patience et s'en remettre au jeu au pied de Super Toto qui nous a encore une fois sorti un grand match!
Euh, attendons la fin du tournoi pour parler. L'équipe de France a eu dans le passé cette particularité d'être irrégulière et de pouvoir battre et être battue par n'importe qui.
Et puis méfions nous de la perfide Albion, qui sait fort bien que l'orgueil et la suffisance est l'un de nos plus grands défauts.
D'autant plus quand sa Presse flatte les nôtres !