La défaite 44-20 du Stade Toulousain sur la pelouse de l'UBB n'a pas manqué de faire réagir. Au-delà de la rivalité récente entre les deux clubs, il y avait aussi un contexte particulier. Et notamment un duel entre Jalibert, titré avec les Bleus dans le Tournoi. Et Ntamack, de retour après plusieurs mois d'absence. Si le premier a eu le dernier mot avec Bordeaux, le second n'a pas eu à rougir de sa prestation. N'en déplaise à certains "supporters" dans les tribunes.
VIDEO. Essai, percu, en-avant... On a scruté le match de Romain Ntamack pour vousAu moment d'évoquer le retour de Romain Ntamack, absent depuis deux mois et demi suite à une blessure du rein puis un pépin au mollet, le manager toulousain Ugo Mola a dénoncé l'accueil réservé par le public bordelais à son ouvreur : "Je déplore juste quand sa tête est passée sur le grand écran et qu'on n'a pas trouvé autre chose que de siffler un mec que tout le monde encense par ailleurs… C'est tellement dramatique la société dans laquelle on vit et le niveau de bêtise de certains environnements." Des mots forts, qui ont immédiatement circulé bien au-delà du rugby.
🗣️💬 "C'est tellement dramatique la société dans laquelle on vit et la bêtise de certains environnements"
— ICI Occitanie (@icioccitanie) March 23, 2026
🎙️ Le coup de gueule d'Ugo Mola contre certains supporters de Bordeaux, qui ont sifflé Romain Ntamack, de retour à la compétition pic.twitter.com/BKCSNPIgRw
Ntamack avait pourtant répondu présent
On l'a dit, le contexte était un brin électrique avant ce choc. Ntamack faisait face à son concurrent direct en équipe de France, Matthieu Jalibert, dans une ambiance très chaude portée par 42 000 supporters girondins. Pression maximale, donc.
Et pourtant, Mola l'a jugé "plutôt alerte, intéressant dans sa qualité de passe, dans sa capacité à nous faire jouer", en soulignant seulement un jeu au pied un peu moins précis en fin de match. L'ouvreur a tenu 55 minutes, inscrit un essai, et vu un autre refusé après une course de près de 80 mètres.
VIDEO. Un appel vidéo qui change tout : comment Toulouse s'est effondré face à l'UBB ?Siffler l'adversaire dans son propre stade : une dérive du Top 14 ?
Un comportement qui divise chez les fans. Dans le rugby anglais ou irlandais, siffler nominativement un joueur adverse au moment où son visage apparaît sur écran géant serait rarissime et unanimement condamné. En Top 14, la culture des derbys et des rivalités historiques a toujours entretenu une forme de ferveur tranchante — mais la frontière entre ambiance chaude et comportement irrespectueux se déplace.
Ntamack n'est pas une cible ordinaire : c'est un international français, multiple vainqueur du TOP 14 et de la Champions Cup, dont le nom provoque le débat chez les supporters comme chez les experts. Une chose est sûre, comme Jalibert, il ne laisse personne indifférent. Le siffler peut être associé à une expression de rejet envers Toulouse qu'une réaction sportive rationnelle. Bien que Ntamack ait l'habitude d'être la cible de critiques.
Répondre sur le pré
De son côté, Mola a annoncé qu'il allait "réexposer" Ntamack dès le week-end prochain, face à Montpellier, sans le ménager. Et on parie que ceux qui l'ont sifflé seront sans doute heureux de voir à nouveau la charnière qu'il forme avec Antoine Dupont, exceller. Il faut dire que le Stade Toulousain a ensuite rendez-vous avec Bristol en Champions Cup en 8e de finale. Si les Rouge et Noir veulent à nouveau soulever la coupe, ils auront aussi besoin de leur ouvreur international.
Attention compo musclée : Dupont, Ramos et tous les champions alignés face à Montpellier ?Le message est clair : la polémique ne changera rien au plan. Pour Toulouse, leader du championnat malgré cette défaite, ce retour reste une excellente nouvelle à moyen terme. L'objectif est de capitaliser sur cet enchaînement de matchs pour la fin de saison.
Effectivement comportement de merde de la part d'une partie du publique.
Hors sujet, mais j'aimerai aussi qu'on parle du chambrage de Willis sur Jalibert, car bizarrement cela fait moins de débat que l'histoire du chambrage de Jalibert sur Aldritt.
Deuxième Hors sujet, je réitère ma proposition d'aide pour régler vos problèmes sur les commentaires.
Le chambrage sur Aldrit il y a essai après une grosse boulette
de ce dernier il me semble.l'égo en avait pris un sacré coup.
Puis c'est pas son premier à MJ, il y a la fois où il est rentré sur le terrain
pour faire la même chose à je ne sais plus qui au moment du coup de sifflet final.
Après les "valeurs du rugby" ça me fait rigoler parce qu'à petit niveau
il y a des matchs où on savait que l'on allait se faire huer tout le temps
et que de toute façon on allait perdre car l'arbitre voulait
retrouver sa voiture entière. Sans parler des petis coups de p***
dans les regroupements.
c'est un peu pareil dans tous les sports il me semble : les gens
s'ennuient et dans un stade de 42000 places il y a quelques energumènes qui font les fanfarons
Il en faut pas beaucoup pour que ça fasse du barouf. En tant que toulousain vivant à Bègles, je me suis fait chambrer il y a 2 ans
après une victoire de l'UBB et depuis la finale à 59/3 on me laisse tranquille
.Surtout que j'y suis pour rien dans cette affaire.
De toute façon l'accès au stade est devenu difficile tant de gens qui n'ont rien à y faire y vont parce que c'est comme ça, c'est à la mode.
Ou les places réservées à des gens qui s'en cognent mais qui financent et qui viennent même pas.
J'arrête là sinon je vais finir dans l'aigreur.
Bonne fin de saison
surtout, on en parle trop de ces chambrages.
En fonction de qui le fait, de sur qui c'est fait, ce n'est pas la même.
Les mecs se sont toujours branché, foutu de la pression pour espérer faire sortir un mec du match, parfois l'effet atteint est inversé, le mec a un supplément d'âme et fait un super match pour te faire taire. Parfois il devient fébrile, sénerve et perd une partie de sa maitrise.